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Le gallicanaute des naines brunes et noires

Le gallicanaute des naines brunes et noires

Ma bibliothèque constituée à partir de Gallica d'auteurs oubliés (naines noires) ou n'ayant jamais été sous les feux de la rampe (naines brunes). Complétée par des propositions de lectures insolites.


Fritz le violoneux (1895) - Eudoxie Dupuis.

Publié par Jérôme Nodenot sur 19 Avril 2017, 12:13pm

Catégories : #Naines noires

Je me demande souvent d'où peut me venir cet intérêt pour les vieux livres "jeunesse".

Je me souviens des heures que j'ai passées à lire "Le club des cinq" lorsque j'étais enfant dans les années 1980 : toute la collection, dans une remise, chez mes grands-parents, qui avait appartenue trente ans plus tôt à ma mère ou à ses cousines. La "bibliothèque rose". J'en lisais un, puis je le rangeais (j'avais l'armoire juste derrière moi et je lisais assis sur une chaise, de manière assez inconfortable). Je ne m'interrompais que pour dormir ou manger. J'y passais mes journées. Des livres jaunis par le temps, et qui sentaient un peu le renfermé.

Quand je vois tous ces vieux livres dans Gallica, j'ai l'impression de revivre ce plaisir intime de mon enfance. J'en sentirais même presque l'odeur. Voilà peut-être l'explication. A quoi ça tient, parfois.

Eudoxie Dupuis est une femme de lettres qui a écrit plus de 200 livres "jeunesse", soit de son propre cru, soit des adaptations de romans étrangers.

"Fritz le violoneux" est une histoire qui s'apparente un peu à un conte de fée d'une trentaine de page. Robin Mitron et son épouse Blanche-Farine sont meuniers dans la Forêt Noire. Ils ont un enfant, Fritz, qui ne joue pas comme les autres enfants. Il préfère s'isoler dans la forêt pour chanter des chansons de son invention aux animaux, qui l'écoutent émerveillés. Même si cet intérêt pour la musique inquiète son père (on ne peut pas gagner sa vie en faisant de la musique !), ce dernier achète quand même à son fils un petit violon jaune.

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Fritz joue essentiellement pour les animaux au début. Mais en grandissant, une ambition démesurée le tenaille et le pousse à quitter ses parents. Il veut devenir célèbre ! Pourtant, il n'a jamais au fond confronté son talent à un véritable public.

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Il part donc à l'aventure, après avoir obtenu la bénédiction de ses parents. Il a l'espoir de pouvoir jouer de son violon un peu partout dans le pays, mais il se rend vite compte que ce n'est pas aussi facile : personne veut entendre sa musique ! Il est même maltraité par des enfants qui se moquent de lui. Jusqu'à ce qu'une catastrophe vienne briser son rêve :

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Dépité, il arrive dans la capitale du roi. Et là, en revanche, tout le monde veut l'entendre jouer de son violon ! Sauf que bien sûr, il refuse, connaissant l'état de son petit instrument. Le monde tourne autour de lui en chantant une ritournelle, qui finit par arriver aux oreilles du roi qui décide de l'inviter au palais pour faire entendre à sa cour ce musicien qui doit être un génie, puisque manifestement il ne veut pas jouer devant tout le monde !

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Fritz, énervé d'être autant sollicité alors que son violon est maintenant cassé, joue devant le roi après avoir pris soin de se boucher les oreilles. Les sons qui sortent du violon sont effroyables bien sûr, mais les courtisans ont une réaction surprenante : après avoir été effrayés par la musique au début, ils font ensuite semblant de l'apprécier, pour la raison suivante :

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 Fritz finira même par épouser la fille du roi après l'avoir guérie avec sa musique. Mais je ne vous révèlerai pas le pourquoi du comment. Il s'agit simplement d'une histoire de poupée, de soupe à la tortue, d'un petit cochon et de deux portes. Voici un dernier passage, parce que je le trouve assez amusant :

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